Dans la série, nos essais et nos travaux, nous vous présentons :

Le dossier Technique du Diaporama, page 1 Historique


La société SIMDA a été fondée en 1955 par Simone et Daniel Guébin pour fabriquer le Panorascope, un petit appareil stéréoscopique utilisant du film de 16 mm, puis des visionneuses et des projecteurs stéréoscopiques.

Depuis 1961, elle s'est spécialisée dans les dispositifs pour diaporamas. SIMDA, est l'une des Sociétés pionnière dans le domaine du Fondu Enchaîné, elle fait partie de son histoire, laquelle commence par des images fixes avec les premières "lanternes magiques" du XVII ème siècle).

L'entreprise était initialement établie au Perreux (13 bis, rue du Bel-Air). Son nom est un acronyme formé à partir des prénoms des fondateurs.

La société "Techniques Audiovisuelles", installée 86, rue de la Condamine, Paris XVIIe, fabriquait divers matériels, dont des projecteurs de diapositives. Ces fabrications ont été reprises par la suite sous la marque Simda.

Avec d'ingénieux systèmes, les chercheurs ont multipliés les projecteurs en les associant les uns aux autres, pour faire, avec l'aide de la technique, un enchaînement successif des images qui supprimaient le trou noir qui se succédaient entre chaque vues ; ainsi est né le fondu enchaîné.

A ces époques sont apparus de véritables spectacles de grande qualité, ils permettaient à chacun de donner libre cours à sa créativité et de s'exprimer dans un art d'expression nouveau.

Le théâtre optique du célèbre illusionniste Robert Houdin, au siècle dernier, proposait des projections avec plusieurs lanternes combinées avec des optiques compliquées.

De grandes manifestations de Diaporamistes ont lieu depuis de nombreuses années dans toute la France et à l'étranger, et des formations se déroulent aussi dans ce domaine au sein du Club Photo de La Focale 41, à Mont près Chambord, près de Blois où vécut Robert Houdin.

Il y eut aussi les illusionnistes anglais qui mirent au point une nouvelle technique dite de " l'écran fondant" (dissolving), à l'aide de deux lanternes.

Bien que le cinéma progressait de son côté à grand pas, les passionnés vers les années 50, ont relancé ces spectacles d'images dites fixes, à l'aide de la diapositive couleur et l'apparition de systèmes de projection d'une nouvelle génération.

Ce moyen d'expression est très répandu pour la formation, la publicité sur les lieux de vente, et il est aussi largement employé dans de grands spectacles et chez les particuliers.

Simda fut parmi les premiers à commercialiser un projecteur double moderne qui permettait le fondu enchaîné. Les progrès n'ont pas cessé depuis :

1961 : Simda Club, Le modèle « CLUB » ne peut être transformé en modèle «Président», voir ci-après..

Simda Club I,semi-automatique. Dans ce modèle le changement des vues n'est pas réalisé par un moteur électrique mais à la main, par le simple va-et-vient d'un sélecteur qui remet en place dans le magasin la vue qui vient d'être projetée et la remplace par la vue suivante. L'opération est aussi rapide mais elle doit être effectuée à la main. A tout moment, le modèle semi-automatique pourra être transformé en modèle automatique "par l'adjonction de deux moteurs électriques" et que l'amateur pourra poser lui-même grâce à deux vis de fixation prévues dès l'origine.

Simda Club II, premiers projecteurs fondu enchaîné compact automatique. Ce modèle n'est autre que le précédent pourvu d'origine de ses deux moteurs électriques. Le levier de commande du fondu enchaîné établit en fin de course le contact qui provoque le changement de vue instantané et automatique.
Pour les trois modèles, la mise au point peut être faite ou rectifiée à tout moment par une commande électrique agissant à distance sur l'objectif en service.

1962: Simda Président, premier projecteur fondu enchaîné entièrement automatique intégral. Dans ce modèle, le levier de commande du fondu enchaîné est remplacé par un boîtier de commande à distance qui permet de régler, à partir d'un fauteuil de spectateur, le temps d'exécution du fondu enchaîné et, bien entendu, de donner l'impulsion de départ du changement de vue. Ce temps peut varier progressivement de 1 à 7 secondes. Par adjonction d'une boîte de synchronisation on peut non seulement provoquer le changement des vues par l'impulsion d'un signal inscrit sur une bande magnétique (comme cela se fait avec tous les projecteurs automatiques) mais aussi inscrire pour chaque vue la durée du fondu enchaîné. Ainsi se justifie le terme «utomatisme intégral». Ainsi est rendue possible la projection entièrement automatique, par fondus enchaînés de durée variable, d'un montage photographique sonorisé, enregistré sur bande magnétique.

Par adjonction d'un double écran de polarisation, chaque modèle peut être utilisé comme projecteur en relief de vues stéréoscopiques.

1960 : Simda 3D.

1967 : Simda Polysynchro à Iris - ci-dessus -, à paniers droits ou ronds, premier projecteur analogique automatique reproduisant la commande manuelle. Il fut utilisé aux 24h du Mans pour montrer un diaporama avec trois projecteurs du même modèle que celui-ci à droite, pour la Sté Elf. (voir diaporamaforum.com.

Réponse de Marc Ségoloni de www.avasfrance.fr).

Il permet de passer un programme enregistré sur bande magnétique, avec les tops de passage pour les diapositives. Celui qui est sur la photographie fonctionne encore aujourd'hui parfaitement et chaque lampe fait 300w. Son grand avantage, qui fut repris par la suite par la marque Rollei avec son Twin, est d'avoir les objectifs parfaitement parallèles afin d'éviter une distorsion de l'image.


Simda Polysynchro à paniers droits

Simda Polysynchro à paniers ronds


Simda Polysynchro à paniers ronds

Les Simda Polysynchro à paniers ronds, vendu 4.300 F en 1968 utilisent des paniers de marque :

  1. Classinox

  2. Braun Paximat

Ces paniers sont pourvus de languettes qui maintiennent les diapos en place, de manière à ce qu'elles ne tombent pas.

1971 : C'est l'arrivée des Simda 2000, Simda 2004, Simda 3000, premiers synchronisateurs professionnels à hautes performances. Passage d'une variation de luminosité mécanique à une variation électronique de la lumière de la lampe et l'emploi d'un Triac.

1975 : Simda F 100, premier synchronisateur analogique reproduisant le son en stéréophonie.

Les synchronisateurs Simda F 101 furent les héritiers d'une longue expérience avant d'être remplacés à leurs tour par une nouvelle technologie assistée par ordinateur et pouvant piloter plusieurs dizaines de projecteurs simultanément www.avasfrance.fr.

Simda 20003 P, Simda 3000P, Simda ED 3300 pour trois écrans, Simda 4400 fondu enchaîné quatre voies.

Maintenant le Vidéo-Projecteur devient le relais qui permet à chacun de faire revivre ses photographies grâce à la maîtrise du Fondu Enchaîné qui laisse derrière lui un savoir faire inestimable pour communiquer et raconter une histoire, laquelle sera accompagnée par une bande sonore appropriée.

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